Le spectacle

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Dormir ou ne pas dormir… that’s the question !
Deux personnages traversent la nuit au bord du sommeil, en se prenant au jeu de « qui dormira la dernière » ! Elles s’aventurent dans la forêt de toutes les peurs, bien décidées à ne pas sombrer trop vite dans le sommeil et à regarder le loup en face !
Et lorsque celui-ci apparaît avec ses grandes dents et son sourire, peut-être ce n’est pas si difficile de le calmer en lui chantant une petite berceuse ! Compter les moutons pour s’endormir, mais surtout pour prolonger le jour, l’enfance et le jeu. À partir de là tout s’enchaîne, un son, un rire, une chanson, un cri d’oiseau, un animal…

13 berceuses et comptines invitent l’enfant et l’adulte à un voyage au pays des sons, des langues, des chants traditionnels, le temps d’un souvenir, une rêverie, un souhait
                      « Tous les soirs, c’est la même histoire, j’veux pas dormir, j’veux réfléchir… »

Le propos
« (…) On va où quand on dort ? Est-ce que tu m’oublies quand je dors ? Où va le monde quand il fait noir ? (…) »
En franchissant le seuil du sommeil, l’enfant s’embarque pour un voyage dans l'inconnu où il s'aventure seul ; les images du jour deviennent des monstres qui nous guettent derrière les rideaux ou se dissimulent sous le lit…  
Le spectacle commence par une berceuse douce et cruelle invitant l’enfant à dormir et à se réveiller dans vingt ans… Mais l’enfance n’est pas un long sommeil paisible au terme duquel on se réveille adulte ! Et les berceuses ne sont pas toujours là pour nous rassurer.
Les adultes continuent à dire aux enfants de ne pas sortir la nuit, de se méfier du loup qui rôde dans la forêt… que si l’enfant dort, le loup s’en va, sans les manger… mais les parents ne nous protègent pas éternellement contre cette peur. Et comment résister à ce désir de voir le loup, de l’affronter, d’aller vers ce plaisir que procure le danger… Et que serait le loup sans l’agneau et l’agneau sans le loup !
Derrière la peur du noir, des bêtes féroces, des fantômes, s’exprime cette peur fondamentale de disparaître… la peur de la mort qui s’atténuera peut-être avec le temps, le temps d'une nuit, d’un jeu, d’un spectacle.
E la morte non è la vita, e la vita non è la morte, la canzone l'è già finita.

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